
...Rue qui va de l'Avenue de Savoie au cimetière. Cette rue est coupée par la national 90, déviation faite au début des années 40 sur une partie de la voie ferrée désaffectée du tramway, d'ou l'impression que l'église est séparée du village. Selon Pilot de Thorey, l'église de la Terrasse a été reconstruite au moyen-age sur l'emplacement et avec les matériaux de l'église primitive de St-Aupre qui aurait été construite au 7éme siècle; on suppose que sur cet emplacement, existait un très ancien lieu de culte chrétien, au cours de la démolition du porche et du clocher en 1864 la découverte dans les fondations d'une inscription funéraire datée de 522, et de deux sarcophages datés du 8et 9éme siècle, témoigne de cette ancienneté.
Chemin de la plaine qui va au Touvet. Le nom de ce chemin est attribué au passage en 1635 de l'empereur Charles IV , qui se rendait à Avignon auprès du Pape, Il semble que l'Isère en crue oblige celui-ci à prendre ce chemin, il loge dans la maison de Jean Mayarc à la Terrasse, en récompense il l'anoblit. Sur ce chemin, en l'année 1291, Albert de Cognoz défenseur de la Terrasse habite le château delphinal situé au-dessus du bourg sur la route de Montabon, avec ses troupes, il arrête les envahisseurs savoyards dans la plaine sous l'église. Les combats sont violents, l'envahisseur est battu, et brûle le village de Barraux dans sa retraite, des vestiges de cette bataille auraient été retrouvés en ce lieu appelé "les mortes".
Rue du Clos du Château. Lieu dit de la commune sur la route de St Bernard dans la gorge, se dit d'un endroit qui ne voit pas le soleil, à l'envers.
Rue du hameau de la Mure qui rejoint le hameau du Carre. Certainement lié à la présence d'un four privé ou commun.
Rue du Clos du Château. Activité très importante de la commune, dans presque toutes les familles, les femmes et des hommes travaillaient les gants, chaque ouvrier effectuait une opération allant de la coupe à la couture à l'aide de différentes machine à coudre, sous la responsabilité de contremaître qui faisait la liaison avec les ateliers de Grenoble de renommés internationale.
Rue qui part de la place de la cave à la route nationale.
C'est en 1853, qu'est projeté l'établissement d'une ligne de chemin de fer dans la vallée. Le tracé de la voie qui traverse la commune, est accepté par le conseil municipal et la population, l'avant-projet est approuvé par le décret du 2 décembre 1895, la ligne arrivera de Grenoble par le pont du Carre, sur le coté gauche de la chaussée, et traversera le village dans son ensemble jusqu'à la descente de la Dérochât vers le Touvet. La réalisation de la ligne se heurte à des difficultés techniques, la pente de la Dérochât apparaît trop importante et la traversée du bourg trop étroite, les concessionnaires proposent une déviation qui est mal reçue par la municipalité et la population. Sans motif connu, les ingénieurs chargés de faire le tracer, lui font suivre une ligne tout autre que celle qui avait été approuvée. Il quitte la route à l'entrée du village de la Terrasse, pour se diriger à travers champs et aller passer devant l'église et rejoindre le bas de la rampe de la Dérochât. Ce nouveau tracé, s'il était adopté, nuirait considérablement aux habitants, les deux ou trois maisons à démolir ne sont pas une raison, vu les prix modérés demandés par les propriétaires, il est évident d'ailleurs, que la courbe à travers champs traversant des propriétés closes de grandes valeurs, occasionnerait des dépenses beaucoup plus considérables, rien ne peut justifier la déviation projetée par les concessionnaires.
Dans sa réunion du 8 novembre 1896, le maire Mr Chevrier, expose les conclusions de Mr Boiton expert géomètre et une note de protestation de 121 habitants de la commune qui réclame le maintien du premier tracé. Il invoque, que la dérivation sera une source de danger permanent si le projet était adopté en égard aux chemins importants bordés de mur que le tracé traverse, que la commune n'a entendu subventionner l'établissement du tramway soit directement ou indirectement que parce qu'il ne faisait de doute pour personne qu'on utiliserait la route nationale qui traverse le village principale de la Terrasse.
Le 21 février 1897, le conseil municipal refuse de délibérer sur l'emplacement de la gare du tramway, considérant que le tracé n'est pas conforme au décret du 2 décembre 1895 et attend la régularisation du dossier. Ce n'est que le 3 octobre que le conseil accepte, par six voix sur huit du conseil présent, que l'emplacement de la station, à la Terrasse soit fixé ainsi que l'indique le projet soumis à l'enquête.
Il exprime le regret qu'il n'ait été tenu aucun compte des nombreux voeux exprimés, tant par le conseil municipal que par la population, pour le maintien de l'ancien tracé.
C'est sur sa partie contestée qu'a été créée en partie (en 1940) la déviation de la route nationale 90, la gare reconvertie en maison des jeunes, est détruite en 1991 laissant la place à un projet de construction du centre village.
Impasse débouchant sur l'Avenue de Savoie. Nom du ruisseau du bourg alimenté par les eaux de la cascade du même nom, le torrent descend de St Michel sur le plateau par la gorge et le ravin des Combettes, ou des éboulements se produisent. Dans la séance du mois d'août 1900, le maire informe que les travaux de curage du ruisseau de la Terrasse est un travail indispensable pour éviter les ravages provenant des crues subites comme celle de Janvier 1899. De nombreux dégâts ont été fait à nos fontaines publiques. La crue subite du ruisseau de la Terrasse qui à cause le désastre du 14 Janvier 1899 à eu pour effet de creuser profondément le lit de ce ruisseau et d'en corroder les berges. Les affouillements qui se sont produits ont provoqué des affaiblissements dans tous les terrains qui bordent ce ruisseau en amont du pont du moulin, cette situation est des plus dangereuse pour tous les riverains et pour le hameau de la Terrasse. De fortes pluies peuvent provoquer le glissement par grandes masses des terrains en pente raide qui surmontent sur une grande hauteur, c'est un nouveau désastre qui menace à brève échéance et invite le conseil à prendre des mesures d'urgence.
Chemin qui part de la route de St Bernard, passe sous la cascade et redescend en longeant le ruisseau du Glézy pour rejoindre la rue de l'Orme.
Un des plus jolie chemin de la commune, la source thermale dont les vertus étaient reconnues, était située dans le ravin des Combettes dans lequel coule le ruisseau du Glésy, qui descend en cascade alimenté par les eaux de la montagne de l'Aulp du seuil et de saint Michel, il rejoint l'Isère en traversant le village, bordé au sud et au nord par des éboulis, des forêts de sapins et d'autres broussailles agréable à regarder lors de promenades sur les sentiers qui le serpentent.
Un chemin part de la route de St Bernard et conduit à la gorge où quelques maisons abandonnées il y a quelque années ont retrouvé un propriétaire .
L'entretien de ces lieux embellit encore le site, sur le parcours la cascade de la Terrasse est visible sous différents aspects et, suivant le débit des eaux donne un spectacle grandiose, un sentier part à votre droite et plonge vers le lit du ruisseau pour le longer jusqu'au village en passant par les anciens moulins dont les ruines sous les feuilles et la végétation, cachent les anciennes chambres à eau, on aperçoit encore le canal qui amenait l'eau aux différents moulins qui se suivaient, un seul bâtiment reste visible et sert d'habitation, dans la cour les meules de pierres énormes, servent de décoration et restent les témoins d'un passé pas très lointain. µ
Le chemin débouche sur la rue de l'Orme. Au pied de la cascade, un petit pont enjambe le torrent, au-dessus, on peut gravir quelques rochers et monter dans le dédale de pierres que l'eau s'amuse à contourner, à sauter, à caresser accompagnée d'une symphonie de murmures légers, parfois féeriques ou assourdissants, prudence quand même car les plus beaux sites sont parfois dangereux à approcher.
Chemin qui conduit à la plaine par la rue de 4 fontaines.
Avenue qui part du hameau de la Mure à la place de la Mairie. Nom de la Vallée qui s'étend de Montmélian à Grenoble et continue vers Voreppe, dominée d'un coté par la chaîne de Belledonne et de l'autre par le massif de la Chartreuse, vallée glaciaire du quaternaire. L'Isère aujourd'hui endiguée a longtemps rendu la plaine marécageuse. Par sa situation la vallée est très riche et dispose d'un couloir de passage depuis l'antiquité.
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